Aéroport : à la région de jouer

Interpellée à trois reprises dans le dossier de l’aéroport de Sherbrooke lors
de la consultation prébudgétaire qu’elle menait mercredi dans sa circonscription de Compton-Stanstead, la ministre Marie-Claude Bibeau a de nouveau retourné la région à ses devoirs.
« Je fais partie des très convaincus qu’on a besoin d’un aéroport à Sherbrooke pour offrir des vols commerciaux. La démonstration a été faite », a-t-elle répliqué après que le maire de Sherbrooke Steve Lussier, le directeur du cabinet du recteur de l’Université de Sherbrooke Jacques Viens et le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke Claude Denis eurent tour à tour soulevé le dossier.
« Maintenant, l’aéroport, c’est un outil de développement économique et il faut qu’au niveau non seulement de la Ville, qui est propriétaire, mais aussi des sept MRC de l’Estrie, il y ait une mobilisation et qu’on a fait nos devoirs comme région. »
La ministre a répété qu’aussitôt qu’une entente aura été signée avec une compagnie aérienne pour assurer des vols réguliers, les services de sécurité aéroportuaire pourront être mis en place rapidement.
« Aujourd’hui, il n’y a pas de blocage, martèle-t-elle. On a l’assurance, écrit
noir sur blanc, qu’on va avoir les services de sécurité aéroportuaire si on a
cette entente signée avec une compagnie commerciale. C’est vrai que ce n’est pas ce que j’appelle le plan A, d’être désignée comme les 89 autres […] C’est sûr qu’il y a un risque, mais on ne peut pas gérer un aéroport comme on gère un camping ou un dépanneur. C’est un outil de développement économique, ça crée des emplois dans notre région, ça génère de l’économie. Donc la région doit être prête elle aussi à considérer sa contribution. »
La ministre a demandé au maire Lussier de déposer le plan d’affaires qu’il évoquait en campagne électorale et a invité la région à se mobiliser.
« Je ne peux pas être plus convaincue, mais la balle est définitivement dans le camp de la région pour que ça lève. »